Faire face à l’anxiété des enfants lors de la rentrée scolaire

Audrey Berger Hypnose Loiret

Ca y est la rentrée des classes est là ! après une longue période dans le cocon familial, à la maison. Où tous les repères de chacun étaient bien ancré et confortable.

Peu importe l’ouverture d’esprit et la sociabilité de votre enfant, et peu importe son âge, il y aura probablement un moment ou il se sentira anxieux à l’idée d’aller à l’école.

Un peu comme nous, quand nous devons reprendre le travail après les vacances, ou quand nous devons vivre un changement important dans notre vie.

 Il va de soit que la rentrée des classes peut être source d’anxiété chez certains enfants, voir même d’extrême anxiété pouvant aller vers une phobie scolaire.

Les facteurs du stress viennent :

  • du sens du contrôle diminué (impression de perte et de ne rien pouvoir décider)
  • la personnalité se sent menacée (quand l’ego se sent en danger)
  • la nouveauté ( la peur de l’inconnu, du changement )
  • l’imprévisibilité (perte de contrôle quand on ne peut rien anticiper)

Une accumulation d’éléments déstabilisant pour nos bambins qui étaient habitué à un rythme et un cadre de vie sécurisant et plaisant. Rien d’étonnant donc à ce que la rentrée des classes soit source de stress et d’anxiété. Cette anxiété peut être générée par des incertitudes sur le fait de retrouver ses amis, sur la peur de se retrouver en échec « Mais si c’est trop dur cette année, comment je vais faire? »ou d’être submergé par le travail à fournir « Est-ce qu’il va y avoir beaucoup de devoir? » ou encore sur l’appréhension d’avoir des enseignants peu aimables « J’aimerai tant avoir ma gentille maîtresse de l’année dernière« .

Il est donc important d‘accueillir les émotions douloureuses des enfants face à l’idée de la rentrée scolaire en se retenant dans un premier temps de lui montrer les bons côtés de l’école. Il est important de garder en tête d’accueillir l’émotion en premier et en suite, une fois la charge émotionnelle diminuée et bien de montrer les bons côtés.

Soyez compréhensif, nous sommes tous passé par là avec plus ou moins d’appréhension.

Le dialogue peut alors intervenir dans une deuxième temps pour recadrer les pensées angoissantes et proposer des stratégies pour aller mieux.

Les symptômes

En premier lieu, un enfant stressé éprouve des sensations physiques désagréables : le cœur qui s’emballe, des tremblements, des maux de ventre… Autant de signaux que lui envoie son corps et qui lui signifient un problème. Son comportement peut changer : coléreux, en retrait, agité… Chaque enfant exprime à sa manière son anxiété.

Souvent, l’enfant anxieux présente de l’anxiété anticipatoire“Il se fait des scénarios catastrophes, envisage les pires hypothèses, explique la psychologue. Tout en prenant ses pensées pour la réalité. Avec souvent pour conséquence un évitement des situations redoutées.” Il est donc important d’aider l’enfant à affronter ses peurs par étapes, sous peine de lui envoyer le message qu’effectivement la situation qu’il cherche à éviter risque de mal se passer, certains enfants ont peur… d’avoir peur ! C’est le cas s’ils ont déjà été confrontés à une situation difficile qui s’est mal passée, et qu’ils vont automatiquement généraliser.

Accueillir la peur des enfants

1. Accueillir par le regard / l'intention

L’attitude intérieure est plus importante que les mots employés. Être présent dans la respiration, dans l’intention peut parfois suffire, et est quoiqu’il en soit une condition à une écoute émotionnelle efficace.

2. Mettre des mots sur le ressenti

Respecter les émotions des enfants sans entrer dans un jeu de pouvoir : “je vois que tu as peur et que c’est difficile pour toi”

Reformuler sans juger, sans commenter ni intervenir : “oh, tu es triste”, “tu n’en as pas envie du tout”

Écouter avant de consoler : “je vois que tu as mal”

Valider le vécu : “Tu as le droit de ne pas avoir envie, c’est vrai, tu préfèrerais rester en vacances, je peux comprendre ça.”

3. Permettre à l’émotion d’aller jusqu’à sa résolution​

L’émotion est une structure en 3 étapes :

  • la charge : quand ça monte à l’intérieur, quand on ressent les sensations corporelles liées à l’émotion (gorge sèche, rythme cardiaque qui s’accélère…)
  • la tension : on utilise l’énergie de l’émotion dans une action, une parole, un comportement
  • la décharge :  le moment où l’on pleure, crie, tremble… La décharge n’est que la 3° partie de l’émotion, c’est l’étape qui permet le retour au calme.

Par exemple, pleurer fait du bien en cas de peur ou de tristesse. Dire « ne pleure pas/ c’est pas grave » revient à dire « Garde ta douleur à l’intérieur de toi/ ce que tu ressens n’est pas normal donc tu n’es pas normal/ je ne suis pas là pour toi quand tu vas mal».

4. Si les angoisses persistent, pensez à l'hypnose​

Si malgré tout cet accompagnement, l’enfant reste tout de même angoissé et que ses crises deviennent difficilement gérable. Il reste une solution, un accompagnement en hypnose, qui lui permettra de prendre de la distance sur les émotions difficiles qu’il traverse.

Grâce à son imaginaire et à l’accompagnant, votre enfant peut retrouver plaisir à retourner à l’école.

N’hésitez pas à prendre rendez-vous.

Audrey Berger

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